30 avril 2010

Pour écrire un peu.

Et l'histoire s'étire puis se casse. Encore les mêmes mots, les mêmes doutes, les mêmes larmes. Un peu de joie saupoudrée histoire de vivre pour quelque chose. Mais toujours les mêmes cycles, sans arriver à les casser, sans pouvoir toucher du doigt ce qui fait si mal et sans comprendre ce qu'on a fait de travers. On s'assoit, et on écrit.

Ecrire pour vivre, ce n'est pas un prix énorme à payer. Se dire que la clef est quelque part, que ce qui a scellé notre histoire est caché dans notre mémoire et que si on trouve on est sauvé. C'est toujours très étrange de se rappeler que l'enfant qu'on était c'est la même personne que nous. Comme si on était doublement responsable: l'enfant de ce qu'il nous arrive, et nous de ce qu'il arrive à l'enfant. A l'âge où je peux envisager l'appellation d'adulte, je retourne dans mon passé et je le fouille. Il me hante il est toujours là et ne veut pas partir. Je vis dedans, je classe, je me souviens, je me méfie beaucoup, et je ne le laisse pas partir parce que le présent est trop effrayant. Le passé est douloureux mais si confortable, si… prévisible.

Posté par rosebeude à 20:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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